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NOTRE PRINTEMPS
"Notre Printemps est une déclaration presque froide que la saison de la jeunesse innocente a passée. C'est aussi le constat inévitable et violent, qu'il n'y a aucune vengeance contre la mort. Aucune. Même la beauté ne venge pas ça"
"Du grand art : des textes tout en dialogues lapidaires (Jacques Albert, ils viennent de paraître aux Editions Théâtrales), un travail scénique raffiné –
atmosphères sonores (grâce au travail de Jacob Stambach) et visuelles épurées où la vidéo (dans Notre Printemps, c’est un film) a une part importante, ainsi qu’un travail
d’interprétation jouant sur l’exposition de sorte qu’on ne voit pas un acteur ou un personnage mais quelqu’un.
C’est dire si les Das Plateau travaillent à nous faire imaginer ce qu’ils ne montrent pas ou si peu.
Le salon, c’est un fragment de décor, comme la scène est un fragment d’histoire – les fragments soulignant le reste qui manque (qui aurait disparu), flottant dans le vide cosmique qui détoure les êtres et les choses, vide du plateau de théâtre.
On ne peut pas vibrer ou être touché là intimement, mais envoûté, oui, envoûté par une inquiétante étrangeté."
Tanguy Viel
Tanguy Viel - mars 2011
"C’est que l’installation plastique est un autre souci qui traverse la scène contemporaine, si dans ce mot on entend ce nouveau regard, attentionné et égalitaire, à tous les matériaux qui composent la scène : texte, lumière, sons, corps, voix, écrans. C’est le sens du collectif Das Plateau, où s’étalonnent et se partagent les forces en présence, où le plateau justement est le mixage des sources et des modes d’expression. Sur un très court texte fait de fragments d’existence, comme une partition dont on aurait perdu des pans entiers, se dessinent le destin de trois personnages, un père, une mère et un nouveau-né, tous les trois enserrés dans les instants tragiques de leur vie (naissance, maladie, mort). Ici, la sècheresse naturaliste de l’écriture rend les angles plus coupants et les êtres plus fragilisés encore. Et c’est justement cette fragilité, cette ténuité, qu’il revient aux autres instances du plateau d’échographier, de réverbérer, d’ausculter. Pour cela, à l’opposé de l’économie du texte, tous les moyens sont bons : la parole peut s’amplifier, la musique se diffracter, la scène s’éclairer, s’assombrir ou même se dédoubler sur un écran de cinéma. Le plateau est cet espace qu’aucune autre instance du monde ne saurait prendre en charge, cette part insaisissable qui borde la névralgie du monde, autrement dit : la poussière sous les meubles. Seulement que la poussière a toujours quelque chose de cosmique. C’est à cet endroit que voudrait nous plonger Das Plateau, dans le coeur stellaire de l’humanité, tandis que les moyens mis en oeuvre – l’excès, presque, des moyens –, comme une résurgence brechtienne, ne manqueraient jamais de nous maintenir en alerte."
Blog Neigeatokyo
Neige-Mélanie Chereau - mars 2012
“Ce qui m'a tout de suite plu dans ce projet, c'est le mélange des styles. On commence par une nappe sonore, on enchaîne avec un film, on glisse vers de la
danse, on a presque fini avec du théâtre et on termine par de la performance. Le collectif Das Plateau est constitué d'un auteur, d'une metteur en scène, d'une comédienne et d'un créateur de
musique. Ils se mélangent, créent, proposent et voici leur dernière création "Notre Printemps". L'idée est belle, le projet ambitieux et ils relèvent le défi avec audace.”
Blog Le Souffleur
Tiana Krivokapic - mars 2012
“Si l’on veut être honnête il faut commencer par la fin. Pas par la fin du spectacle qui n’a rien d’une surprise, mais par le flou émotionnel, par
l’impossibilité de formuler une opinion lorsque le regard interrogateur de celui qui nous a accompagné ce soir là au théâtre croise le notre.
Il arrive que certains spectacles demandent de la
réflexion, un mûrissement de la pensée, un temps pour faire le recoupement des impressions. Notre printemps, du collectif Das Plateau, n’est pas de ceux là, pas vraiment. Si l’on est aussi «
sonné », et le mot est adéquat après cette fin musicale à haut volume, c’est parce que les créateurs du spectacle l’ont voulu, ont pensé à ce que le spectateur allait ressentir. Naturellement, il
n’est pas avéré que cela fît partie de leur cahier de mise en scène mais cet excès de moyens, que souligne très justement Tanguy Viel, on ne peut s’empêcher de penser qu’il nous est destiné.
Destiné à brouiller les contours des catégories dans lesquelles on veut trop souvent enfermer ce qu’on voit, ce qu’on entend.”
France Culture
Marie Richeux - mars 2012
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DAS PLATEAU
"La Ménagerie de Verre est le lieu à Paris de tous les possibles
performatifs... A tous ceux que le "théâtre à papa" rebute, que les sempiternelles reprises du répertoire où les râbachages pseudo-contemporains font frémir, on conseillera vivement de s'orienter
vers la petite rue Léchevin, où Marie-Thérèse Allier, depuis une quinzaine d'années, assure une programmation exigeante qui a vu naître ou murir des artistes majeurs de la scène - Alain Buffard,
Christian Rizzo, Das Plateau, François Chaignaud, Pascal Rambert, Yves-Noël Génod..."
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DIA DE MUCHO, VISPERA DE NADA
France Culture
Marie Richeux - novembre 2012
“Il y a une pièce de Jacques Albert, une très belle pièce de théâtre mise en scène par le collectif Das Plateau dans une lumière pleine de fumée et très blanche, évoquant la neige, évoquant l’avalanche à venir peut-être et le froid, surtout. Ils sont en Laponie Suédoise, ils sont deux, Hélène, Hélène n’est pas très bien, et puis lui, c’est l’autre, c’est le jeune homme, et à ce que je sache il n’a pas de nom. Ils ont une petite tente, ils parlent, ou tout du moins s’aiment-ils. Petit à petit la visibilité va baisser, ils vont avancer à l’aveugle, lui va chercher elle, elle va se perdre. Le titre de la pièce c’est Día de mucho, víspera de nada, je me souviens comme j’avais aimé cette pièce, aimer comme on aime d’amour, et c’est ça le thème de la semaine non ? et bien voilà, moi je me souviens de ça, Día de mucho, víspera de nada, jour de beaucoup, veille de rien”
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SIG SAUER PRO
Jean-Pierre Thibaudat - avril 2010
"Un dispositif diabolique : Toute la force, outre celles du dispositif, des séquences filmées et du travail sur le son, vient du décalage de l'énonciation : les trois comédiennes font toutes les voix des personnages ou les (re)doublent. Un subtil feuilletage de glissements, de distorsions. Une façon percutante de mettre en scène les dérives et déconnections qui sont au coeur de ces personnages, tous dépossédés d'une partie d'eux-mêmes."
Télérama
Emmanuelle Bouchez - septembre 2009
"Le jeune collectif Das Plateau pousse loin son désir d'exploration sociale. Cette fois, avec SIG Sauer Pro, c'est la désespérance d'une société rurale en perdition qu'il découpe au scalpel (...). Principal support de la narration : l'image, souvent en plan fixe, sur laquelle les trois actrices parlent à la place de multiples personnages. L'effet, quasi documentaire, est saisissant et permet une prise de distance habile avec l'horreur."
Les Nouvelles d'Alsace
Nathalie Chifflet - juin 2010
"Das Plateau plonge avec SIG Sauer Pro dans la fange sociale nauséeuse d'une campagne abêtie et fruste, pour aller dans l'inhumain et le regarder en face, comme le fait le cinéma de Bruno Dumont (...) ça cogne, c'est dur, c'est brutal et radical, mais aussi terriblement nécessaire et, paradoxalement, foncièrement attachant."
Fluctuat.net
Julie de Faramond - avril 2010
"Cet ensemble hybride parvient à donner corps et âme à ces personnages, à nous faire partager leurs misères et leurs (des)espérances. Ce n'est pas la moindre de ses réussites."
Les trois coups
Emmanuel Arnault - avril 2010
"Le décalage créé entre le naturalisme du documentaire et la désincarnation de la fiction est stupéfiant. Tout est mis en oeuvre ici pour faire lentement émerger une atmosphère indescriptible, lourde, dérangeante. De ce point de vue-là, c'est une réussite parfaite"
Première.fr
Marie Plantin - avril 2010
"Dieu que c'est glauque mais dieu que c'est bien vu. Das Plateau créé un objet théâtral étrange entre performance sonore, cinéma et installation vidéo, qui flirte avec le documentaire sociologique mais n'en est pas moins de la fiction ouvertement assumée. C'est technologiquement impressionnant et impeccable. Quant à l'atmosphère globale, elle est poisseuse et dérangeante à souhait (...) On salue là un travail original, inventif, qui ouvre les voies de la fiction à une narration nouvelle"
France Culture
Marie Richeux - septembre 2010
“on y voit une reprise de Sig Sauer Pro, une création du collectif Das Plateau. Comme à son habitude le collectif se joue des codes de plateau, justement, et bouscule jusqu’à notre système de représentation lui-même. Il y a des petits écrans sur scène, des grands écrans, c’est tout un dispositif qui interroge notre rapport à la fiction, la façon dont nous sommes imprégnés du débit médiatique, de ses clichés, de ses mimiques, tout se passe à la campagne où les destins s’entremêlent à la façon justement des personnages de séries télévisées, y a des écrans certes, il y a une très intéressante manière de penser l’espace, il y a un texte, une écriture du silence, mais il y a aussi trois très bonnes comédiennes sur scène qui tiennent la barre face à l’image, soutiennent le réel contre la réalité.”
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LE BON CHEMIN
mars
2010
"La directrice de la Ménagerie de Verre, Marie-Thérèse Allier, garde toujours les yeux grands ouverts sur ceux qui n'ont pas encore rayés les
mots de "laboratoire" et "d'expérimentation" de leur vocabulaire (...) ce que l'on y voit ne peux que réjouir, interroger, que l'on adhère ou non aux propositions les plus débridées"
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AUTRES
Martine
création : octobre 2008
> Mouvement.net - octobre 2008
Sig
Sauer Pro (mise en voix) - Festival actOral
création : octobre 2008
> Libération - octobre 2008
Sig Sauer Pro
pièce de Jacques Albert
> L'Est Républicain - aout 2008
Le cri de Jean - Festival 360
création : avril 2008
> Mouvement.net - avril 2008
Cendrillon, assis dans le petit
silence
création : avril 2005
> La Marseillaise - juillet 2005
> La presse concernant l'écriture de Jacques Albert est accessible : ici