JACQUES ALBERT BIBLIOGRAPHIE              PRESSE            
 

SIG SAUER PRO, LE BON CHEMIN, DIA DE MUCHO, VISPERA DE NADA (Éditions Théâtrales)

 

Le Matricule des Anges, Patrick Gay-Bellile - septembre 2012

"Les trois textes de Jacques Albert dessinent un paysage sombre, parfois trouble, un paysage traversé par des personnages qui errent, se croisent, se reconnaissent parfois et cherchent une issue au monde. (...)
A la lecture, les textes de Jacques Albert donnent cette impression de n’être que des fragments, des aperçus, les bribes perceptibles d’un réel à deux dimensions. Comme ces agrandissements photographiques qui en faisant apparaître les détails, en fragmentant la réalité, font oublier l'ensemble. Pour autant ces textes sont souvent très drôles, prenant parfois la forme de petits tableaux ironiques, de sketchs burlesques même. Et puis, entre les mots, entre les scènes enchaînées de manière brutale, entre les rires, dans les silences et les images surgit une profondeur. Et la vie trouve sa dimension violente, secrète, inavouable parfois.
"

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Théâtres.com, Laurent Steiner - avril 2012

"Jacques Albert, dans son dernier ouvrage nous propose un triptyque noir composé de trois pièces et publié aux éditions Théâtrales. Il nous présente une balade saisissante aux confins de l’individu, là où sa déstructuration ne laisse plus de la place qu’à l’instinct de survie ou à la pulsion de mort. Cette antinomie pesante au fil des histoires parachève et sublime la vie."

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NOTRE PRINTEMPS
 

 

France Culture, Marie Richeux - mars 2012

Notre Printemps est une déclaration presque froide que la saison de la jeunesse innocente a passée. C’est aussi le constat inévitable et violent, qu’il n’y a aucune vengeance contre la mort. Aucune. Même la beauté ne venge pas ça.”

 

Blog de Mari-Mai Corbel, Mari-Mai Corbel - avril 2012

“Du grand art : des textes tout en dialogues lapidaires (Jacques Albert, ils viennent de paraître aux Editions Théâtrales), un travail scénique raffiné – atmosphères sonores (grâce au travail de Jacob Stambach) et visuelles épurées où la vidéo (dans Notre Printemps, c’est un film) a une part importante, ainsi qu’un travail d’interprétation jouant sur l’exposition de sorte qu’on ne voit pas un acteur ou un personnage mais quelqu’un. C’est dire si les Das Plateau travaillent à nous faire imaginer ce qu’ils ne montrent pas ou si peu.

Le salon, c’est un fragment de décor, comme la scène est un fragment d’histoire – les fragments soulignant le reste qui manque (qui aurait disparu), flottant dans le vide cosmique qui détoure les êtres et les choses, vide du plateau de théâtre. On ne peut pas vibrer ou être touché là intimement, mais envoûté, oui, envoûté par une inquiétante étrangeté.

 

Tanguy Viel, brochure de saison du T2G - mars 2011

"C’est que l’installation plastique est un autre souci qui traverse la scène contemporaine, si dans ce mot on entend ce nouveau regard, attentionné et égalitaire, à tous les matériaux qui composent la scène : texte, lumière, sons, corps, voix, écrans. C’est le sens du collectif Das Plateau, où s’étalonnent et se partagent les forces en présence, où le plateau justement est le mixage des sources et des modes d’expression. Sur un très court texte fait de fragments d’existence, comme une partition dont on aurait perdu des pans entiers, se dessinent le destin de trois personnages, un père, une mère et un nouveau-né, tous les trois enserrés dans les instants tragiques de leur vie (naissance, maladie, mort). Ici, la sècheresse naturaliste de l’écriture rend les angles plus coupants et les êtres plus fragilisés encore."

 
SIG SAUER PRO
 

Rue89, Jean-Pierre Thibaudat - avril 2010 

"La campagne française donc. Pas écolo-nostalgique, ni néo-ruraux-bobos. Non, la campagne des départementales où l’on croise la voiture jaune du facteur, la campagne des rifles et des tickets de Millionnaires et autres rêves de tiercés courus sur des lointains hippodromes.
La campagne faite de voisins haïs et aimés à la fois, de familles recomposées mais où les ex et les géniteurs vivent non loin.
Et surtout, la campagne des villages paumés où le monde vu à la télé a déferlé dans tous les foyers et bistrots, où les feuilletons américains jouent les vedettes, avec le whisky qui a remplacé la chopine, les courses poursuites policières qui font des émules, les mirages d’aventures alors que les liens sociaux s’effilochent, que l’avenir est bouché et que l’héritage identitaire se dérobe.
C’est cela que raconte « Sig Sauer Pro ». Avec une langue sèche, d’autant plus percutante qu’elle est économe, n’explique rien, mais donne à voir et à entendre par blocs d’énigmes en des scènes brèves coupées cut."    
 

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Libération, Maïa Bouteillet - octobre 2008

"Sig Sauer Pro, un drame urside (photo) tel est le titre énigmatique de sa pièce à l’écriture serrée, qui hésite sans cesse entre néowestern et fait divers rural, drôle plutôt que glauque."

 

France Culture, Marie Richeux - septembre 2010

“on y voit une reprise de Sig Sauer Pro, une création du collectif Das Plateau. Comme à son habitude le collectif se joue des codes de plateau, justement, et bouscule jusqu’à notre système de représentation lui-même. Il y a des petits écrans sur scène, des grands écrans, c’est tout un dispositif qui interroge notre rapport à la fiction, la façon dont nous sommes imprégnés du débit médiatique, de ses clichés, de ses mimiques, tout se passe à la campagne où les destins s’entremêlent à la façon justement des personnages de séries télévisées, y a des écrans certes, il y a une très intéressante manière de penser l’espace, il y a un texte, une écriture du silence, mais il y a aussi trois très bonnes comédiennes sur scène qui tiennent la barre face à l’image, soutiennent le réel contre la réalité.”

 

European Cultural News, Juin 2010

"SIG Sauer Pro – ein Theaterprojekt des französischen Kollektivs „Das Plateau“ vereint in einer einzigen Inszenierung alles, was Theater, Film und Literatur zu bieten haben und ist deswegen so nahe am Leben, wie selten eine Kunstform. SIG Sauer Pro ist die Bezeichnung für einen halbautomatischen Revolver, der in der Aufführung selbst – mit Platzpatronen bestückt – mehrfach zum Einsatz kommt. Auf der Bühne ein Riesenbildschirm. Davor ein Tisch mit drei Sesseln, davor – am Bühnenrand -mehrere Monitore. Drei junge Frauen mit Handmikros leihen ihre Stimmen jenen Personen, die auf der Leinwand im Film zu sehen sind. Ihre Stimmen werden live computertechnisch verfremdet, sodass klar wird, ob sie nun in die Männerrollen oder die der Frauen schlüpfen, die im Film vorkommen. Die Monitore im Vordergrund zeigen jeweils das Bild desjenigen, deren Stimme gerade zu hören ist. Aber auch szenische Erklärungen werden verlesen, so als würden die gezeigten Bilder weitere Informationen benötigen. Eine Verschränkung in der Verschränkung in der Verschränkung, die dennoch funktioniert. (…)"

 

L'Est Républicain, Gérard Charut - Août 2008

“Autour de Damien gravitent sa femme Kriss, joueuse impénitente, son pote François qui est aussi le paternel brut de décoffrage de Jean-Jean, sans oublier le calamiteux policier Josian qui a trop regardé "Starsky et Hutch" à la télé. Un méchant matin, le pépé nihiliste se met une balle dans la tête, un vilain soir papa François s'atomise en voiture. Bref, ça tombe comme à Gravelotte mais paradoxalement rien n'est grave. Tout baigne dans une amoralité "normale" qui rappelle les dialogues de "Buffet Froid" de Bertrand Blier : "Sauf que mes personnages - précise l'auteur - ne vont pas tout au bout de leurs pulsions. Ils se mettent des limites, comme le flic qui fantasme sur les meurtres de prostituées sans passer à l'acte. Bref, ils bricolent leur vie, qui tient tout de guingois mais ne s'effondre pas". C'est rythmé, drôle et décalé, un peu désabusé et naïf à la fois. Inatendu et prometeur de la part d'un auteur toulousain de 25 ans. On reverra Jacques Albert à la Mousson d'Été."

 
DIA DE MUCHO, VISPERA DE NADA
 

France Culture, Marie Richeux - novembre 2012

“Il y a une pièce de Jacques Albert, une très belle pièce de théâtre mise en scène par le collectif Das Plateau dans une lumière pleine de fumée et très blanche, évoquant la neige, évoquant l’avalanche à venir peut-être et le froid surtout. Ils sont en Laponie Suédoise, ils sont deux, Hélène, Hélène n’est pas très bien, et puis lui, c’est l’autre, c’est le jeune homme, et à ce que je sache il n’a pas de nom. Ils ont une petite tente, ils parlent, ou tout du moins s’aiment-ils. Petit à petit la visibilité va baisser, ils vont avancer à l’aveugle, lui va chercher elle, elle va se perdre. Le titre de la pièce c’est Día de mucho, víspera de nada, je me souviens comme j’avais aimé cette pièce, aimer comme on aime d’amour, et c’est ça le thème de la semaine non ? et bien voilà, moi je me souviens de ça, Día de mucho, víspera de nada, jour de beaucoup, veille de rien”

 
AUTRES
 

La presse concernant les spectacles de Das Plateau est accessible : ici